L’aventure « Nous somme cubains »

 

 

Somos Cubanos par pierrebrac

Les photos de l’exposition sont visibles sur la boutique en ligne

 

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Objectif du projet « Somos cubanos »

 

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Voici l’aboutissement d’une idée qui a mijoté dans mon esprit depuis quelques années.

Qui sont ils? Cubains! Comment vivent ils sous l’embargo des États-Unis? D’où leur vient cette identité affirmée et revendiquée? Et cette saveur musicale, culturelle et ethnique? Voila les questions auxquelles je voulais essayer de répondre en imaginant ce projet.

Un premier voyage m’a permis de repérer ce qu’il était possible de faire. C’est en novembre 2012 que j’ai bouclé mes valises avec mon vélo et mon matériel photo pour un mois en immersion totale chez les habitants de cette île si spéciale.

Le hasard a fait qu’un cyclone nommé « Sandy » est passé sur les régions que j’avais prévu de traverser. Je me suis donc retrouvé deux semaines après ce cyclone au milieu d’un peuple en pleine reconstruction.

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Les rencontres nées de ce voyage initiatique m’ont permis de glaner, et d’immortaliser par la photo, des éléments de réponses à mes questions.

Pendant un mois, j’ai parcouru des centaines de kilomètres. J’ai luté pour sortir du tapis rouge que nous déroule le gouvernement cubain pour soigner son image. C’est l’aspiration à partager mes photographies et mon expérience qui a été ma plus grande source d’énergie.

Néanmoins, cette exposition photographique est loin du photo-reportage pur. Si elle véhicule une image authentique, mon choix a été de privilégier l’esthétisme, et de préserver la dignité de ce peuple.

 

 

 

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L’identité cubaine : la force d’un peuple

C’est l’histoire de la rencontre entre les africains et les espagnols.
Les premiers  africains sont arrivés sur l’île dès 1522 pour 350 ans d’esclavage. Cette histoire aura des répercussions  majeures sur le développement de la culture cubaine. Un mélange savoureux dans la musique, la danse, la religion et les dialectes régionaux.
Aujourd’hui cohabitent 65% de blancs, 25% de métis, et 10 % de noirs dans une égalité raciale parfaite.

L’autre histoire, c’est celle de la révolution castriste.DSC_8177-Modifier
En 1958,  une poignée de guérilleros courageux  ont réussi à obtenir de force l’indépendance de l’île, tenue par Batista et les États-Unis.

Depuis cette date jusqu’à nos jours, le peuple cubain souffre des tensions entre Cuba et les États unis. A l’embargo commercial et à la chute du partenaire principal : l’URSS, s’ajoute une économie communiste à l’agonie.

La propagande révolutionnaire omniprésente laisse la jeunesse de plus en plus sceptique.

DSC_9679-Modifier-2C’est dans ce contexte que les cubains sont devenus champions mondiaux de l’invention et du système D.
Les solutions, c’est l’entraide, la fête, le marché noir, et l’identitarisme.
La quasi totalité des cubains que j’ai rencontré sont fonctionnaires mais survivent grâce aux « à cotés »,  leur salaire moyen étant de 18 euros par mois.

Qu’ils l’avouent ou pas, tous rêvent de voyager ou de quitter définitivement le pays. C’est une des significations de « Agua sala », expression courante dans les chansons cubaines.
DSC_9720Une famille sur trois reçoit une aide financière d’un membre vivant à l’étranger (essentiellement en Floride)

L’histoire, la culture, et la solidarité des cubains constitue leur plus grande richesse. Ils sont très attachés à ces valeurs, et c’est bien leurs « racines » qu’ils exhibent fièrement au monde extérieur.

 

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Traverser Cuba à vélo

DSC_7668Mettre un vélo dans sa valise : voilà un acte habituellement réservé aux sportifs animés par le désir de performance.
Mes motivations sont quant à elles bien différentes.
Pas question de ramener une image de Cuba influencée par l’industrie du tourisme, et donc par le « Grand Manitou ». Mon désir le plus cher est de suivre mon chemin sans contraintes d’horaires, d’organisation, et de zones non desservies.

Le vélo pliant cumule les avantages. On peut décider de prendre son temps, de pédaler tranquillement pour atteindre des zones reculées.

Suivant l’inspiration, on peut aussi tout plier pour DSC_8053monter dans le premier camion soviétique, vieille américaine ou bus troué qui passe. Le vélo n’est pas une contrainte supplémentaire. Il peut se faire tout petit quand il faut.

C’est dans cet esprit que j’ai parcouru quelques centaines de kilomètres en pédalant, et quelques autres dans des transports locaux. Dans cette traversée de l’île, j’ai pu pratiquer la méthode d’Antoine de Maximy : « J’irai dormir chez vous » à quelques reprises.

DSC_8072Toutefois, les difficultés économiques faussent  souvent les relations étrangers/cubains, et pour ça le vélo n’y peut rien. Cependant, en persévérant, des rencontres désintéressées naissent. Petit à petit, j’acquiers le discernement qui me permet d’évaluer la sincérité d’une rencontre.

En suivant cette méthode, j’ai énormément appris sur l’âme de ce peuple. Quel est son quotidien, sa vision, voire même ses sentiments inavoués.

 

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L’exposition

DSC_2086 Elle se compose de 30 portraits et scènes de rue.
Pour le support, j’ai choisi des tirages 33X46cm de qualité fine-art sur toile coton. Ces toiles sont montées sur des châssis en bois. Elles sont finies au vernis mat, qui les protège des assauts du temps, et leur donnent un cachet issu du monde de la peinture.

Cette exposition tourne dans toute la France, invitée dans des lieux culturels et galeries. Le projet touche ainsi son but: vous faire découvrir la saveur de ce mélange ethnique.
DSC_2078Maestros de l’invention et de la débrouille, courageux, solidaires, rêveurs, malicieux… et beaux!

N’hésitez pas à venir la découvrir sur une des dates programmées, ou-bien sur la boutique en ligne.